De tout commentaire sur mes pauvres écrits,
C'est vers toi que je me tourne
Voici que passent les jours, et passe la pluie
Un gros orage versait ses grelons
Le ciel grondait, l'eau ruisselait sur le toit
Pour tomber en cascades
Tant les gouttières étaient pleines
Il en est ainsi de nos esprits,
Un trop plein qu'il nous faut déverser
Dans l'éther, la virtualité d'un blog lu, certes !
Des lecteurs anonymes,
Des passants sans visages et sans émoi ....
A quoi bon , me murmure cette petite voix
Qui raisonne si fort en moi, le risque était là
Etre perdue , parmis des milliers d'inconnus.
Mes yeux se descillent
Sur le comportement des gens....
Non, il n'est personne de toute gentille
Juste des faux semblants ,
Qui m'insupportent
Je hais les collectivités !
Je réalise la chance que j'ai eu de n'avoir pas
A supporter trop longtemps les mêmes gens
Dans mon travail !
Une chaude journée d'été est annoncée
Voici que je me clos dans mon antre
Il me faudrait bien aller soulager
La souffrance du vieil homme
Mais comment renoncer à ma tranquilité
Accepter de respirer les relents et les miasmes
De ce corps dont la vitalité s'enfuit
L'âcre odeur d'urine toujours trop présente
Celle qui s'imprégne ....
Jusque sur mes vêtements
Et me brûle la gorge.
Dans une chambre que trop obscure
Et l'air rarement renouvelé
Ses graisses ont fondu,
Le corps décharné
Tente encore de s'extirper de son lit
Ses pas mal assurés me font toujours trembler
De crainte que la chute ne soit plus grave
Que la précédente !
Sa conscience ,
Son esprit sont entiers, éclairés
De la gravité de cette dépendance
Et cette déchéance....
Les médias parlent de longévité,
A quel prix ?
Ruinés dans leur santé plus précaire
A chaque jours de leur vie
Il leur faut encore compter
Au creux de leur main décharnée
Leur menue monnaie
Juste pour survire
Sans trop être inquiètés !
Une demie-pomme ce jour
Une demie clémentine demain
Une couche souillée,
Faite séchée , pour la réutiliser
Encore une fois !
Tout devient parcimonie !
Et cette vie qui s'enfuit ....
Sans colère et sans bruit
....