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Vendredi 2 mai 2008
En l'absence....
De tout commentaire sur mes pauvres écrits,
C'est vers toi que je me tourne
Voici que passent les jours, et passe la pluie
Un gros orage versait ses grelons
Le ciel grondait, l'eau ruisselait sur le toit
Pour tomber en cascades
Tant les gouttières étaient pleines

Il en est ainsi de nos esprits,
Un trop plein qu'il nous faut déverser
Dans l'éther, la virtualité d'un blog lu, certes !
Des lecteurs anonymes,
Des passants sans visages et sans émoi ....

A quoi bon , me murmure cette petite voix
Qui raisonne si fort en moi, le risque était là
Etre perdue , parmis des milliers d'inconnus.

Mes yeux se descillent
Sur le comportement des gens....
Non, il n'est personne de toute gentille
Juste des faux semblants ,
Qui m'insupportent
Je hais les collectivités  !
Je réalise la chance que j'ai eu de n'avoir pas 
A supporter trop longtemps les mêmes gens
Dans mon travail !

Une chaude journée d'été est annoncée
Voici que je me clos dans mon antre

Il me faudrait bien aller soulager
La souffrance du vieil homme

Mais comment renoncer à ma tranquilité
Accepter de respirer les relents et les miasmes
De ce corps dont la vitalité s'enfuit
L'âcre odeur d'urine toujours trop présente
Celle qui s'imprégne ....
Jusque sur mes vêtements
Et me brûle la gorge.
Dans une chambre que trop obscure
Et l'air rarement renouvelé

Ses graisses ont fondu,
Le corps décharné
Tente encore de s'extirper de son lit
Ses pas mal assurés me font toujours trembler
De crainte que la chute ne soit plus grave
Que la précédente !

Sa conscience ,
Son esprit sont entiers, éclairés
De la gravité de cette dépendance
Et cette déchéance....

Les médias parlent de longévité,
A quel prix  ?

Ruinés dans leur santé plus précaire  
A chaque jours de leur vie
Il leur faut encore compter
Au creux de leur main décharnée
Leur menue monnaie 
Juste pour survire
Sans trop être inquiètés !

Une demie-pomme ce jour 
Une demie clémentine demain
Une couche souillée, 
Faite séchée , pour la réutiliser
Encore une fois !

Tout devient parcimonie !

Et cette vie qui s'enfuit ....
Sans colère et sans bruit

....




par Galdane
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Lundi 28 avril 2008

Il y a ces mots que l'on n'entend pas,
Ceux que l'on ne peut prononcer
Qui refusent de franchir nos lèvres,
Tout au plus un sourd pourrait les comprendre....
Mais l'entourage ne voit rien ,
N'entend rien de ces non-dit
 
A quoi bon  ?
Marmonne t-on encore en levant les épaules

Ces mêmes épaules qui s'affaissent
Sous le poids de cette souffrance intérieure....
La longue descente  s'amorce on se perd
Dans les méandres de ses pensées  parasites
Celles qui plus sûrement qu'un ligotage
Vous paralyse,  camisole mentale plus féroce
Puisque vous voilà livré à vos propres démons

De ce silence fait de questions et réponses
On perd jusqu'à l'estime de soi
Et tout devient difficile, insurmontable
Jusqu'à ne plus reconnaître de l'utilité
De se lever le matin, sortir du lit
Pourquoi faire ?

Il y a tant de choses à faire....
Par où commencer ?
Alors commence la négation
De l'utilité des choses
Trop fatigué....

Le médecin a donné des médicaments
Ils sont là à portée de la main
Cette main qui se tend, puis renonce
Des pillules, des gélules, des boites entassées
Combien d'autres avalées !
Et rien de changé !

Un pauvre sourire devant l'impossible exploit
Que de reprendre sa vie en main
Cette vie, pourquoi ?
Pour qui ?
Quel avenir ?

Ainsi tourne la roue de la vie
Comme celle d'un moulin à aube
Une fois la tête hors de l'eau
L'instant d'après à boire la tasse
S'étouffant, se noyant presque
Parce que quelque part ça coince !

Le lit est défait....
Depuis combien de temps les draps inchangés ?
Ici et là les signes de négligeance s'accumulent

Oui, il faudrait se laver
Depuis combien de temps ?
Les jours se sont succédés
Plus de repère tant ils se ressemblent !
Une semaine .... Quinze jours ?

Oui, il faudrait le faire ....
Une douche ,non trop froid,
Ce froid de l'intérieur qui paralyse....
Un bain chaud, oui s'endormir dedans
Ne pas en sortir....

Une dernière tentative ?
Sûrement vaine !

Se bouger disent-ils !
Les amis se font rares....
Le visage des proches se ferment
Ils chuchotent entre eux leur désaprobation
Leurs regards fuyants ou inquisiteurs
Accompagnent leurs mots ....

Dépression....




par Galdane
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Lundi 21 avril 2008
Il y a ce sentiment amoureux
Qui nous rend toute chose
C'est le printemps !

Les oiseaux pépient dans les arbres
Se pourchassent, s'apparient
Font leur nid, et dès l'aube
Jusqu'au soir couchant
Les voici en quête de nourriture
Pour nourrir de continuels affamés !

Dieu ! Pourquoi nous reproduisons nous ?
N'est-ce pas là contracter le plus long crédit ?
Trembler, s'inquièter, à chaque instant de notre vie !

En vérité, Dieu dans son immense
Bonté, a songé à mettre les organes reproducteurs
De la femme au repos  !
Loué soit-il
Et.... La pillule aussi !

Et c'est ainsi , qu'à l'automne de nos vies
Il nous est permis de vivre notre printemps !
De voir en nous se réveiller tous nos appétits !

Enfin presque ,
Car par délégation....
Il nous est donné....
De tout recommencer !

Avec les enfants ....
De nos enfants .....!!!!

O sagesse !
Tu nous tient bien !

par Galdane
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Samedi 12 avril 2008
Le froid transperce mes os.
Je rêve d'un grand feu de cheminée
Et d'amour ....
 
La cîme des sapinettes sont agitées par le vent,
Il y a la course des nuages dans un ciel si bleu,
Puis presque aussi obscur qu'en début de nuit.

Il en est ainsi de tout mon être
Agité par mille tourments
Les battements d'un coeur qui s'affole
Une tension qui chute à la limite
De la perte de conscience.

Un squelette qui coince de partout
Une cheville malmenée par une dernière entorse
Une sourde colère qui gronde et que je n'exprime pas

Mais de la nature de l'instant suivant je ne peux jurer
Et je ne sais pourquoi une idée....
Me laisse espérer en des jours meilleurs
Mais que vais-je bien faire ?

Une petite voix me souffle
Tout t'est possible !


par Galdane
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Jeudi 10 avril 2008

Une chanson d'Isabelle Boulay

Des mots troublant....
Ceux qui sonnent juste.

Une invitation ....


Je ne sais plus comment te dire
Je ne trouve plus les mots
Ces mots qui te faisaient rire
Et ceux que tu trouvais beaux

J'ai tant de fois voulu t'écrire
Et tant de fois courbé le dos
Et pour revivre nos souvenirs
J'ai même aussi frôlé ta peau

Oh dis-moi
Regarde-moi
je ne sais plus comment t'aimer
Ni comment te garder

Parle-moi
Oui parle-moi
Je ne sais plus comment t'aimer
Ni pourquoi continuer

Tu es là, mais si loin
De moi

.......

Voilà , il est des jours comme ceux là,
Ou les paroles d'une chanson vous trottent dans la tête
Ils sont ceux de l'humeur du jour

Ces jours qui se ressemblent....
Ce qui s'enfuient....
A jamais perdus !

par Galdane
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Lundi 7 avril 2008
Faut-il que nous soyons bien occupées
Ou que trop désespérées
Pour ne pas venir à nos rendez-vous.

Tu te fais rare,
Que devient la petite soeur  en écriture ?

Ici tout se bouscule autour de moi,
Il me faut devenir plus raisonnable
Cesser cette fuite
De la platitude matrimoniale
Las, je n'en pense pas moins....
Seul mon sens du devoir
Me fait demeurer
Si sage, et si solitaire !

Ecrire m'effraie, mettre des mots
Superposer des phrases
Et des lignes les unes aux autres
Les actualiser devient douleur

Si je ne dis rien
Rien n'existe !

L'heure n'est pas 
A l'exposé de ce triste constat
Je vibre encore
Par la procuration d'un autre bonheur
L'arrivée d'un bébé !
L'homme de ma vie ressemble
De plus en plus à sa maman tant aimée
Il est en progrés constants....

Cet enfant là est 
Mon invisible lien du pacte pour la vie .

Presque quatre ans  !

Le vieil ami se sent  un peu délaissé
Du fait de mes obligations
Demain, que dis-je dans quelques heures
Il me faudra me rendre au chevet de celui
Qui ne survit peut-être que pour moi

Mon seul ami.






l
par Galdane
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Vendredi 4 avril 2008
Elle était ainsi. 
Rien ni personne n'avait pu la changer,
Juste parfois lui offrir une pause ,
Une accalmie dans sa descente aux enfers.

Elle pouvait à tous moments faire n'importe quoi !

Même en un instant de fragile bonheur ,
Se réserver le choix d'un acte déraisonnable,
Seulement parce qu'elle se refusait de croire 
Qu'une bonne chose puisse durer....
Partir sur une bonne impression était sa devise . 

Elle subissait sa vie

D'autres fois, prenant le mors aux dents partait en un galop fou
Où que l'on aille l'on déplace ses problèmes avec soi
Conduire une nuit entière, pour avoir l'illusion d'être maître de son destin
Un leurre, un ersatz d'indépendance

De même, la révolte grondait dans son coeur
Désemparée devant cette inertie, désespérée
A bout d'argument, ne sachant l'exprimer
Elle fuyait encore .

Mais après s'être fait une belle frayeur

Elle réalisait enfin ,
Qu'il lui appartenait  de trouver
Par elle même le bonheur qu'il lui était refusé !

Elle avait tout tenté
S'était bien battue....
Il devenait nécessaire de s'y prendre autrement  !
Alors faire juste une dernière grosse bêtise
S'offrir l'électrochoc final

par Galdane
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Mardi 25 mars 2008
Croire ou ne pas croire, là est la question !
Et non pas des moindres !
Je suis là dans l'expectative
Contrainte bien malgré moi à l'inaction
Sauf celle de pouvoir excercer un contrôle sur mes neurones !

La chose est avérée
Qui de part ses inquiétudes peu changer la destinée ?
A se torturer par avance on subit deux fois les coups du sort....
Et parfois inutilement !

Quoi ? Une misérable question matérielle
Venir troubler mon sommeil ?
Chaque chose en son temps !

Il devient plus urgent de m'arrêter sur le sujet à développer
Des brouillons de partout !
Des avortements synonymes de douleur
Des tripes qui se tordent

Et moins de six mois pour livrer
A la critique un petit prématuré
Dont la vie ne tiendra qu'à un fil !

Ecrire une livre parlant d'amour
Suis-je encore apte ?
Faire appel à mes souvenirs
Puisque l'espoir s'est enfui

Mes premières pages ressemblent à un roman noir
L'étude des dispositions au meutre....

Et nul ne me vient en aide pour arrêter mon choix  !


par Galdane
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Lundi 24 mars 2008
Petite soeur

Voici que nos silences s'associent et reviennent en une même résurgence
Quoi tant de km et entre nous et cependant un état d'âme pareil  !

La chose est prouvée, c'est un fait, il nous importe peu d'être pour toi au début de ta vie de femme et moi à l'automne de la mienne, Nos douleurs s'expriment ou s'enlisent dans ce silence qui nous étouffe.

De notre inactivité nous souffrons, de nous épandre devant nos claviers nous retirons vidées de notre substance.

Qu'importe ce temps morose, et la neige immaculée salie dans le coeur de la ville; n'avons nous pas en nous cette ultime ressource de poser un regard toujours neuf sur les choses et les gens  ?

Nous crions au désespoir, mais enfin  quelle imposture  !
Comme le phénix renaissons l'instant d'après  !

Tant il est vrai, qu'avant de couler l'homme revient plusieurs fois  en surface.....
La décision de nous sauver est là, d'un geste de la main ....

Les eaux des océans, de la mer, ou celles boueuses de nos fleuves rejettent tout ce qui est impur, foutaises que de croire qu'elles puissent nous accueillir et nous garder, du ventre de nos mères nous avons été expulsées  !

Perdues dans la foule , incomprises croyons nous que nous sommes; non seulement riches de nos différences.

Voici qu'il pleut sans discontinuer, il n'y a plus de larme dans mes yeux, ma douleur s'est enfuie tout comme mes espérances;

Je serais là, pathétique, si je voulais y croire encore .

Sur les évènements et les gens , un autre regard se pose.
par Galdane
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Jeudi 20 mars 2008

Il lui manquait.

Elle ne savait pourquoi ....

Mais plus rien n'était pareil .

Le petit bruit spécifique de son ordinateur lui apportant des messages.

Elle s'était réfugiée en une longue retraite, fait comme si....

Elle s'était vu avouer n'avoir aucun ami, ni copain, juste des connaissances, tout au plus des camarades, l'homme de lettres s'était insurgé devant la consonnance qui faisait communiste !

Ils avaient devisé sur la fraternité laïque, ....

Non, ni frère ni soeur, ni copains ou copines; sa vie était vide de rapports sociaux.

Elle pouvait évoluer souriante parmi tous ceux qui étaient près d'elle, sans jamais se lier.

Un instant de partage occasionnel sur un blog.

Aujourd'hui elle se devait de se mettre face à son clavier pour raconter une belle histoire, encore une, des mots qui font rêver, nourrir ces envies d'ailleurs de lecteurs, une invitation au voyage,les rassasier de leur content d'émotion et de sexe....

Des thèmes affluaient à son esprit, mais comment choisir le bon sujet ?

Elle consultait sa bibliothèque, avait expurgé le contenu de son blog pour conserver quelques pages, pas assez cependant pour ne conserver qu'un essentiel .

Elle songeait à la petite soeur en écriture, c'était elle qui devait profiter de cette opportunité.

Mais se mettre au travail pouvait devenir une bonne chose

Peut-être même oublirait-elle l'absence d'un complice égériaque * l'adjectif n'existant pas, pas de masculin pour égérie !

Le vide !

par Galdane
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